L'acteur·rice et l'objet

Dénomination nombre d'heures Professeur/Conférencier
Production de projets artisitiques 120h Agnès Limbos
Histoire de la marionnette 30h Bernard Clair
Mouvement scénique 30h Karine Pontiès
Art dramatique - initiation 30h Thierry Lefèvre

Production de projets artisitiques

Le théâtre d’objet utilise les objets du quotidien sans les transformer. Ils sont manipulés à vue par un·e acteur·rice présent au centre de l’espace. C’est un théâtre sans coulisse qui permet de changer rapidement de lieux, de dimensions, d’échelles (passage rapide du grand au petit ou du petit au grand), de visions et de points de vue. Le travail intègre le décodage de la valeur poétique de l’objet, l’élaboration d’un scénario (storyboard), la pratique du jeu de l’acteur·rice. Chaque étudiant·e a sa personnalité propre, son rythme, ses désirs artistiques particuliers, sa manière d’aborder la matière. Il n’empêche qu’un des objectifs fort est de tenter de faire évoluer le groupe comme un corps, une unité en soi où toutes ses parties seraient solidaires les unes avec les autres. Le travail de création sera accompagné, dans cette unité d’enseignement, d’un cours d’histoire de la marionnette permettant de le contextualiser, d’un cours d’initiation au jeu dramatique, et d’un séminaire de mouvement scénique consacré à l’inscription du corps dans l’espace et le temps.
Ce module a pour but de développer les univers particuliers qui peuvent naître de la mise en présence de l’acteur·rice et de l’objet. À travers l’imagination, la curiosité, le savoir-faire, d’une part, des exercices, des improvisations individuelles ou collectives d’autre part, les étudiant·e·s explorent ensemble cette forme de théâtre particulière et singulière. Un théâtre sans coulisse, utilisant la métaphore, le symbolisme, la suggestion, prenant des chemins de traverse.


Histoire de la marionnette

• Proposer des repères et des clés pour appréhender le théâtre de marionnettes dans sa tradition, sa modernité et sa diversité.
• Identifier les genres, les familles, les traditions et les techniques d’animation marionnettiques.
• Situer la démarche de quelques théoriciens de la marionnette (Kleist, Craig, Artaud, Meyerhold…).
• Mettre en avant la démarche d’auteurs qui ont contribué au répertoire marionnettique (Alfred Jarry, Matéi Viesniec, Daniel Lamahieu, Eloi Recoing…)
• Mettre en évidence les traditions, notamment asiatiques, qui ont influencé la démarche des créateurs actuels (Ariane Mnouchkine, Philippe Genty, Théâtre Gioco Vita…)
• Etudier l’évolution des différents types de jeux du·de la marionnettiste (jeu en castelet, manipulation à vue, manipulateur·rice en présence zéro, manipulacteur·rice, bunraku, corps castelet, …).
• Susciter une réflexion et un regard critique sur les profonds changements qui ont jalonné le théâtre de marionnettes du début du 20ème siècle à aujourd’hui.
• Questionner la pertinence et la singularité de l’art de la marionnette, devenu incontournable dans le monde des arts scéniques.
De nombreux documents, marionnettes, vidéos et supports visuels viennent enrichir la réflexion de chacun et nourrir l’étude comparative des genres et des démarches.


Mouvement scénique

L’objectif de ce cours est de transmettre les fondamentaux du mouvement corporel et scénique tout en tenant compte de la spécificité de chaque étudiant·e.
Le travail se base sur un chemin de l’intensité, partant du principe que la réalité d’un corps est plus intensément sentie si ce corps est placé dans un équilibre douteux ou dans un état d’effort. Cette approche ouvre à une perception de soi-même plus intense, et permet de trouver l’animal sincère de chacun·e, non formel et codifié, mais dynamique et organique.

Le but est de révéler un corps plein d'aptitude, ouvert et disponible.
- Espace, poids, temps et intensité.
- Conscience et maîtrise des fondamentaux du corps : regard, respiration, tonicité, posture, marche humaine, états de corps induits et leur mise en jeu théâtrale.
- Le corps dans l’espace, l’espace dans le corps.
- L’espace comme partenaire avec lequel l’acteur se déplace.
- La théatralité du mouvement.
- De l’acteur·rice-interprète à l’acteur·rice-auteur·e.
- Un lieu de recherche permanente.


Art dramatique - initiation

Le cours n’a pas pour point de départ la construction psychologique du personnage.
Il s’agit de mettre en place avec l’étudiant·e une grille de lecture du phénomène du jeu grâce à un laboratoire de recherche permanent. Dans un espace circulaire, donner la priorité à l'écoute et à la sensation. Aucune forme n'est figée. Le travail repose sur l’improvisation, ne vise aucun résultat mais permet d’expérimenter un processus. Il s’articule autour de trois priorités.

• La langue.
L’interroger, la réapprendre, la dire et l’écouter.
En éprouver les structures originelles à travers le vers classique français (Racine, Molière). Ce travail peut se poursuivre avec un autre matériau.

• Le corps.
Prendre conscience de la réalité concrète de l’intérieur du corps (diaphragme, appareil phonatoire…)
Travailler à un corps réceptif qui perçoit avec ses cinq sens. Un corps réactif aux autres corps qui donne de l’écho à ses sensations. Un corps qui développe l’action physique dans l’espace.

• Les autres.
Cultiver la dimension collective du travail théâtral. Aiguiser son regard sur le travail des autres.
Ce premier travail permet à l’étudiant·e d’interroger son rapport à lui·elle, à l’autre et au monde.